Un automne sombre, un automne sobre et je sombre. Simplement cette envie d’autre chose, de saveur, de goût, de toi. Un automne sombre, où seul le froid est là, seule sensation qui fait réagir ma peau. Où suis-je devant cette ombre, où suis-je dans cette enveloppe? J’ai envie de voir, j’ai envie de croire. Je me sens lâche, je me sens las, de me cacher derrière moi, derrière ce qui n’existe plus, devant ce qui n’existe pas. Les yeux ouverts, les yeux fermés j’ai l’impression de te chercher. Je veux serrer ton odeur contre moi, qu’ai-je fait? Les mots se bousculent dans ma tête, je n’y ai plus de place, je ne sais même plus par où commencer, la vérité? J’ai voulu stopper le temps, prendre le temps, le changer, mais je l’ai un peu perdu. Perdu parce que j’ai décidé de continuer, d’arrêter, de continuer, puis d’assumer. Assumer que plus rien ne peut être changé, assumer que le temps m’a passé sous le nez. Mais jamais un instant je n’ai regretté, ni hier, ni aujourd’hui, non plus parce que j’écris ici, non plus en regardant la pluie. J’écris de douleur, j’écris avec mon coeur. Et si le temps n’existait pas, si j’existais simplement, franc, intègre et conséquent. Ma peau se souviendra de cette chaleur qui émanait de ton corps, encore et encore, car dans ce froid automne, la chaleur de ton coeur a su me réchauffer les pieds.
Hum… je reste sans mot devant ce texte … ou presque… pour moi de continuer, d’arrêter… d’assumer c’est un pas vers la liberté, la liberté d’aimer